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24 juin 2009 3 24 /06 /juin /2009 20:32

 

On ne conçoit pas de case créole sans une varangue, (autrefois, elle était réservée à une certaine classe sociale). Les propriétaires s’efforceront toujours deveiller à l'ornementation de la façade avant. En effet, le propriétaire donnera un aspect extérieur valorisant alors que l'arrière-cour sera des plus simple. Pour ce faire, il utilisera des couleurs vives pour les façades et les volets, des lambrequins, sans oublier un beau jardin créole savamment mis en valeur et toujours symétrique…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En outre sa fonction décorative, le lambrequin remplit une fonction utilitaire, il capture les eaux de ruissellement s'écoulant du toit et les fait dégoutter à la verticale en avant de la façade.

 

 

 


 

C'est d'Inde qu'est venue cette habitude de mettre le rez-de-chaussée des maisons à l'ombre. Ainsi peut-on goûter la fraîcheur de l'air en n'étant ni dedans, ni dehors. L'art de cet espace intermédiaire a été poussé jusqu'à ses plus extrêmes raffinements lors de la grande époque coloniale. La varangue, c'est l'endroit frais et aéré où la famille se retrouve pour bavarder ou s'adonner à de menus ouvrages, l'espace où l'on peut recevoir avec moins de solennité que dans le grand salon.


Après la départementalisation en 1946, conjuguée avec le terrible cyclone de 1948, entraîna un choc psychologique à toute la population et les plus pauvres remplacèrent la paille de leur paillote par de la tôle, ou le bois de leur case par du ciment. Dans les années 50 et 60, de nouvelles architectures voient le jour à la réunion : cube béton.
Ceci entraîna un nombre impressionnant de démolitions de belles cases créoles jusque dans les années 90. Depuis, elles sont
protégées par le service départemental des Bâtiments Architecte de France et restent heureusement encore nombreuses sur l’île.

La case réunionnaise est carrée ou rectangulaire et les pièces sont symétriques pour une meilleure circulation de l’air. L’un des traits caractéristique de la case traditionnelle est l’absence de couloir : toutes les pièces communiquent directement entre-elles.

case créole réunionnaise désigne les habitations de toutes sortes, au 19ème siècle ce qui différenciait les cases des pauvres et des riches, c'étaient les dimensions et le matériau employé. Dans l'histoire de l'habitat réunionnais, Il existe quatre types principaux de maisons traditionnelles :

 

LA PAILLOTE

 Les premières paillotes sont des modèles originaires de Madagascar ou d'Afrique.

De forme rectangulaire, en végétaux bruts ou tressés, la paillote est plus qu'un simple abri, il s'agit là de la première habitation des exilés et des colons. Elle deviendra l'habitation traditionnelle de la classe sociale la plus pauvre. Aujourd'hui, il n'en existe pratiquement plus.

 


 

LA CASE EN BOIS SOUS TOLE

 
Des planches de bois couvrent les structures des murs ; la charpente est en bois ; Le toit triangulaire à double pente favorise l'étanchéité. Des auvents soulignés par des lambrequins rehaussent la façade et protègent ses ouvertures


La case en bois sous tôle est une paillote en dur faite de feuilles de tôle. Cet habitat modeste est construit par la majorité de la population plutôt défavorisée.

 


 

LA CASE TOMI

 
Au début des années 1960, la plu
part des Réunionnais vivent toujours dans des logements précaires. De 1961 à 1967, des plans de différents modèles de maison types, en bois et en parpaings apparaissent. La «case Tomi» a pris le nom de l'entrepreneur qui en a imaginé son concept et non le nom de l'architecte (Louis Dubreuil) qui l'a dessinée. (Maurice Tomi a industrialisé les procédés de fabrication.) Facilement accessible par des crédits à long terme la «case Tomi» connaît son heure de gloire dans le paysage rural dans les années 60 et 70. Le premier type à rencontrer un succès rapide est la " case Carrousel " en raison de son plan carré, surmonté d'une toiture à quatre pans de forme conique, rappelant les toitures des manèges en bois. L'intérieur de la maison est divisé en quatre pièces : un salon, une salle à manger et deux chambres, avec, à l'arrière, une petite construction regroupant cuisine et salle de bains. Le 28 février 1962 le cyclone Jenny entre par l'Est est fait 37 victimes. Il détruit une grande partie de l'habitat sur l'île. A Champ-Borne, commune de Saint-André, les paillotes sont à terre, mais les cinquante

" case carrousel ou case 61" ou encore «case Tomi» sont restées debout. La médiatisation de cet événement donne à cette case un énorme succès

 


LA CASE BOURBON BOIS

 
La case Bourbon Bois succède à la «case Tomi».

C’est une maison à étage ordonnancée, composée d’un corps de bâtiment en moellon et en pierre de basalte taillée. L’ensemble du bâtiment est couvert d’une toiture à longs pans en métal. Il existe une séparation nette entre les activités de jour et de nuit. La varangue est traditionnellement toujours ouverte sur la rue et permet d’accueillir les amis, les passants mais aussi d’être vu.

 

 

 

 

Toutes les photos ci-dessus sont extraîtes de "Google  images" (car je n'ai pas trop osé  photographié certaines maisons !)

Celles qui suivent sont de moi :

 

 

 

 

 

 

 

L'année prochaine, nous aimerions faire bâtir notre case créole, dans la pure tradition.... J'ai hâte d'aménager une varangue, d'orner les auvents et le toit de lambrequins et de pouvoir jouer avec les couleurs chaudes de la Réunion.....

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commentaires

alain muriel coudert 25/06/2009 14:29

magnifiques photos et commentaires pertinents !
bravo et merci

PATVAL 25/06/2009 15:43


Merci pour votre commentaire ça me fait plaisir (inscrivez-vous sur ma newsletter ainsi vous serez avisés de mes prochains articles). J'espère que vous allez bien, comme vous le constatez sur le
blog : nous ne regrettons nullement notre venue sur l'île (c'est un véritable bijou) et côté boulot aucun regret non plus. Gros Bisous et encore merci.
Valérie


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